Ce n'est pas sale!

Publié le par Yann

Après un premier opus plutôt réussi qui avait relancé la série sur un terrain nettement plus arcade, Colin McRae, alias Dirt2, revient nous rendre une petite visite. Autant vous dire de sortir le seau d’eau et les éponges, va falloir nettoyer toute cette boue.


 

Ça m’ira.

 

"Bonjour Yann !" Je ne sais pas pour vous mais moi je trouve ça super d’être accueilli par son prénom, ça personnalise le jeu et nous met tout de suite dans l’ambiance. Ici la liste des prénoms disponibles et bien plus exhaustive que dans Grid, mais si vous vous appelez Rosana, Pedro ou Brigitte, ça risque de ne pas passer, désolé. Mais vous pourrez toujours vous faire connaître sous un pseudo genre Fantôme ou Champion, c’est pas mal non plus vous ne trouvez pas ?

Etre accueilli est une chose. L’être par Ken Block, pilote automobile plutôt connu aux Stasunis, c’est vraiment la classe ! Mais avant d’être reconnu comme son rival, voire son modèle, va falloir faire tourner les moteurs.

 

Around the world around the wooorld !

 

Ce qui frappe d’entrée (et c’était déjà le cas pour le premier Dirt) ce sont les menus et leur classe à toute épreuve. Fluides, beaux, ils nous emmènent en vue subjective dans une caravane bordélique où chaque détail et propice à faire apparaître ici les options, là les bonus et sur la table le nerf du jeu : les courses. Cadeau bonus pour votre entrée dans ce monde d’huile et de pneus chauds : on vous offre une voiture pilotée par McRae himself. Et là vous n’en pouvez plus de bonheur, d’autant que cette Subaru en a sur le capot et suffit largement pour un panel d’épreuves, quelque soit le lieu.

Et des lieux, il y en a partout dans le monde, répartis en 17 localisations telles que la Chine, le Maroc, la Malaisie ou l’Utah, j’en passe et des meilleurs.

Si les décors sont de toute beauté, parfois très proches du photoréalisme, on regrette quand même une certaine inégalité et même parfois une pointe de monotonie, beaucoup d’endroits se ressemblants ou laissant un air de déjà vu, comme les courses mexicaines qui renvoient directement au premier opus de la série. Côté ambiance il faut ajouter une mention spéciale au stadium survolté de LA qui hurle à votre passage, et ça c’est bon !

L’EGO Engine, moteur graphique dérivé du Néon (qui servait au premier Dirt), dont on a pu voir les prouesses techniques dans Race Driver Grid, nous dévoile tout son potentiel et en met clairement plein la vue, même si on peut chipoter sur l’utilisation à outrance d’un filtre proche du sépia ou l’omniprésence des flaques d’eau (même en plein désert marocain…) comme seul véritable ralentisseur naturel. On note également (mais là j’avoue faut aller le chercher ce défaut) une apparition des ombres, notamment celles des arbres, un peu tardive.

 

Quelle évolution ?

 

Nouvelle panoplie de voitures, nouvelles épreuves, et un certain dynamisme qui pousse à toujours aller plus loin dans le jeu en se disant qu’à la prochaine course on arrête. Ce qui est faux ! Car le système est bien huilé, les courses sont brèves, soutenues pour peu qu’on y mette un peu de difficulté et apprendre à manier chaque bolide est une rude affaire.

Clairement orienté arcade, le jeu n’est que dérapages, vitesses folles et collisions, ne laissant que rarement la finesse l’emporter. Ici on passe le virage en venant s’appuyer sur son camarade, quitte à y laisser une aile même si, avec le temps on commence à comprendre toute la subtilité de la conduite. De toute façon l'accident n'est pas fatal puisque le soft bénéficie du principe de "retour en arrière" introduit dans Grid, qui permet de revivre les derniers mètres et d'éviter la catastrophe. Et le tout sous les joyeux commentaires de Dave Mirra, Kate Justice et bien d’autres qui finiront par vous élever au rang de légende. 

Les courses s’avèrent variées, passant du rallye cross au rallye, avec pour particularité de pouvoir doubler son prédécesseur puisqu’ici le départ s’échelonne sur une poignée de secondes, on a droit également à des épreuves d’élimination où le dernier véhicule est retiré de la course à la fin du chrono jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un. Des contre-la-montre classiques, quelques duels pour augmenter la notoriété, ainsi que des courses s’apparentant aux courses de côtes avec des bolides pour le moins nerveux.

 

Si t’en re-veux y’en re-n’a.

 

Le point positif est que lorsque vous pensez avoir bien avancé paf !, on vous sort les X Games, mini-championnats de trois épreuves. Et quand vous avez bouclé deux des trois X Games on vous sort les épreuves World Tour, véritables championnats. Ce qui nous offre une durée de vie conséquente, pimentée par un niveau de difficulté intransigeant au plus haut niveau servi par une IA qui réagit au quart de tour, ne s’amusant pas forcément à vous rentrer dedans, et n’avançant pas sur des rails à la Gran Turismo.

Sans oublier le multijoueur souvent bien rythmé, même s’il n’est pas facile de trouver des concurrents sérieux, chacun cherchant à exploser son prochain !

Premier d’une série de jeux de courses qui vont débarquer jusqu’à la fin de l’année (Shift, Forza3, Blur, GT5), Dirt2 place la barre très haut tant au niveau technique que sur le contenu, alors bien sur il est bon de lui reprocher une répétition des décors, l’absence des intempéries où les pistes enneigées, mais à côté de ça le jeu propose tellement de challenges qu’on ne s’y ennui pas une seule seconde, tout ceci balancé sur une bande son rock, dont les Franz Ferdinand.

Donc à moins d’être radicalement allergique à l’arcade et à la poussière, Dirt2 est un excellent choix, une très bonne entrée en matière, d’autant qu’il est le seul à jouer sur le terrain du rallye.

 


8/10

Pour un filtre poussif et la monotonie de certains décors.
(les images ne sont pas in-game mais reflètent l'esprit du titre)

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Publié dans tests

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Y
<br /> et bien c'est là que tu te trompes! Et oui Codemasters a prit soin de changer le nom de sa licence, elle est passée de Colin McRae Rally Championship à Colin McRae DiRT, alors tu me diras c'est<br /> subtil, mais ce petit changement de nom fait toute la différence. Il en va de même pour Toca qui est passé de Toca Race Driver, à RaceDriver Grid...Finie la Toca.<br /> Tout ça pour dire que le rallye chez codemasters c'est une histoire ancienne, maintenant ils sont passés à l'EXPN, c'est clairement plus ricain, mais ça n'en est pas moins bon pour autant.<br /> <br /> <br />
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L
<br /> salut yan<br /> voila je suis a peu pres d'accord sur le fond sauf que dirt c avant tous un jeu de rallye et la je ne le vois pas dans le 2 qui est quand meme orienté jeu de course a fond ricains ya meme pas la c4<br /> <br /> <br />
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