Nostalgie
C’était comment avant ?
Je voulais revenir quelques années en arrière, vous donner quelques titres de jeux qui ont bercé ma vie de joueur, jeux qui sont restés pour la plupart des maîtres étalons dans leur domaine. Ceci n’est qu’un rapide tour d’horizon, pas de descriptif, juste des titres, des dates, des univers.
A quoi je jouais hier ?
Je me suis souvenu que mon premier plaisir en jeux vidéo remonte à l’Amstrad CPC 6128 (à disquettes s’il vous plaît), et je jouais à quoi ? A saboteur II, et ça date de 1987 – enfin j’y ai joué un peu plus tard quand même – petit jeu de pseudo infiltration où j’incarnais avec plaisir une espèce de ninja qui se baladait sur des fonds plutôt verts, et qui parfois usait d’un magnifique deltaplane pour aller se vautrer dans un mur. C’est avec nostalgie que je me souviens de ça, et avec encore plus de cette même nostalgie que je repense à ce jeu mythique qui parodiait Indiana Jones, j’ai nommé Rick Dangerous (I &II tant qu’à faire…), faire péter des bâtons de dynamite, être poursuivi par une grosse pierre qui roule, éviter les flèches qui sortaient des murs…Que d’action et de rire à l’époque, mais aussi que d’arrachage de cheveux tant la difficulté était juste énorme.
Si je ne suis jamais arrivé à la fin de ce jeu c’est simplement parce que j’avais grillé cet ordinateur en le branchant sur l’alim du super nintendo…Pardon papa je ne te l’ai jamais dit… J’ai honte. Mais j’étais jeune.
C’est plus fort que moi.
Alors je me suis tourné vers ce que j’avais à l’époque, une Master System II et son jeu phare (non pas Alex Kidd, quoi que…) : Sonic the Hedgedog, dont j’étais incapable de prononcer le nom. Une vitesse d’animation hallucinante, des couleurs criardes oui, mais des couleurs !! Un personnage attachant au possible et un petit côté « je joue pour sauver la nature » franchement sympa, vous ne vous souvenez pas ? Ces robots qui se changeaient en petits animaux tout mignons quand on leur sautait dessus, ah ! Ça vous revient maintenant ! C’était déjà en 1991, et bien sûr il y eut d’autres titres mais j’en ai oublié pas mal, même si j’ai connu Mortal Kombat sur cette machine et la suite de Sonic évidemment. Evolution oblige j’ai adopté une megadrive et je suis tombé amoureux de deux jeux particulièrement géniaux, le premier étant Earthworm Jim qui devrait nous revenir sur nos plateformes d’arcades (live et PSN) avec sa difficulté monstrueuse, les mimiques du héros à se tordre de rire, les vaches ! Quant-au second jeu, l’un de mes meilleurs souvenir en multi-joueurs, j’ai nommé Zombies Ate my Neighbours, où un jeune adolescent usait d’un pistolet à eau pour venir à bout de morts-vivants, de loup garous, de frankenstein, d’extraterrestres, de bébés géants…Un pur délire, une cinquantaine de niveaux, des armes à foison… J’attends toujours une suite ! (qui a dit Left 4 dead ??)
Passage à l’ennemi.
J’ai tourné ma veste lorsque je suis tombé chez un cousin sur le jeu qui a bousculé ma jeune existence, on y est tous passé un jour ou l’autre, je veux parler de Street Fighter II qui faisait de nos doigts de petits boudins rougies et douloureux, mais quel pied ! Avec une préférence pour Guile et Ken, les deux ricains de service. Le jeu est sorti en 1992 mais je l’ai découvert sur le tard (1994/95). Mais le souvenir le plus vivace qu’il me reste de ma période Nintendo est sans aucun doute Super Metroid et son aventure labyrinthique, ses boss qui dépassaient la taille de ma télé (je vous rassure sur une grande télévision c’est toujours le cas, on le voit pas en entier, mais à l’époque j’étais persuadé que mon petit écran y était pour quelque chose…comme quoi on évolue.), et sa fin haletante, ce chrono, cette alarme…
Un plaisir.
Je ne boudais pas les Mario et compères, j’ai même adoré F-Zero, mais SF et SM restent les plus grands moments devant la boite grise et blanche.
La 3D ? C’est quoi ça ?
Sony débarque et nous apporte du Tekken. Si aujourd’hui le jeu fait mal aux yeux, il n’en était pas moins une référence certaine, fer de lance de la console aux côtés de Riiiiiiiiiiiiiiiiidge Racer et Toshinden. J’adorais Nina, mais ceci n’engage que moi.
Je ne vous raconterai pas la claque que fut la sortie de FFVII, ceux qui y étaient s’en souviennent certainement, pareil pour ses deux suites que je juge différentes, mais tout aussi bonnes. Cependant le premier choc sur cette console est arrivé en 1997 avec Oddworld : l’Odyssee d’Abe, je crois encore aujourd’hui que j’ai du y laisser plusieurs neurones tant certaines énigmes étaient retorses. Il y eut également la naissance du mythe Gran Turismo qui bouleversa à jamais la conception même du jeu de voiture, le premier Need for Speed qui est loin de ce à quoi nous jouons aujourd’hui, avec à ma connaissance le premier jeu de course disposant de routes ouvertes allant d’un point A à un point B et d’accidents spectaculaires, et le premier Colin McRae, modèle de simulation et de rallye. C’était l’époque des jeux en écran splitté, le bonheur absolu. Vagrant Story et Soul Reaver viendront s’ajouter à ce tableau, mais vous le savez déjà.
C’est gros ! C’est quoi ?
On s’est beaucoup moqué de sa taille à juste titre, pourtant ceux qui ont eu l’occasion de s’y essayer ne l’ont jamais regardé du même œil par la suite, car la XBOX étalait une puissance incomparable mal suivie des éditeurs et bouffée par un marché dominé par SONY. Ce qui est dommageable à la vue des chefs d’œuvre apparus sur cette machine, PGR2 pour les jeux de course, ou encore mieux Rallysport challenge 2, le premier Fable qui, même si décevant en comparaison à ce qui était promis n’en était pas moins un très bon action-RPG. Et le clou qui faisait partie des derniers hits de la console : Oddworld la fureur de l’étranger, qui n’aurait pas à pâlir face aux premiers jeux de la 360, je vous le dis madame !
Le pouvoir de l’attraction.
On y est passé par la force des choses, tout le monde l’avait alors pourquoi pas moi !!! La Playstation 2 m’a marqué par trois jeux uniques, novateurs, ambitieux sur lesquels je reviendrai plus tard. Tout d’abord en 2002 avec ICO, un ovni inégalé aujourd’hui, une histoire poétique mal jugée à sa sortie par le public, puis en 2006 Shadow of Colossus du même studio, aussi grandiose, étrange et envoûtant que le premier cité, et enfin pour finir en beauté (parce que ma console a grillé peu de temps après en fait) Dragon Quest et l’odyssée du Roi Maudit, son cel shading coloré, son univers fouillé et ses répliques souvent marrante ont détroné Final Fantasy à mes yeux. Je ne vous parle pas non plus de God of War évidemment, ni de dernier Breath of Fire dragon quarter mésestimé, malheureusement.
Voilà, que de souvenirs ! Mais que d’amusement ! Alors vous aurez noté que je n’ai pas parlé de Nintendo 64, de Saturn ou de Dreamcast, simplement parce que je ne les ai pas possédée, ou très tard, bien après cette période. Et spéciale dédicace à Ikaruga sur Gamecube, une pure bombe !!!