Go! Go! Go!
PSP Go !
La PSP Go ! débarque chez nous le 1er Octobre, vous n’êtes pas sans savoir que la machine va se démarquer de ses grandes sœurs essentiellement par la dématérialisation de ses jeux. La question est : les clients suivront-ils ?
Go ou pas go ?
Le bloc optique des PSP, quelque soit la série, n’a jamais été vanté pour sa solidité, les retours SAV sont toujours nombreux et le moindre choc peut avoir raison de la lentille comme de votre garantie, puisqu’il suffit que le tiroir soit malencontreusement désaxé – même de quelques millimètres – pour que la lentille ne puisse plus se calibrer face à la fenêtre d’ouverture du jeu. SONY trouve donc la parade est supprime purement et simplement cette (couteuse) lentille, bien nous en fera ! Donc plus de lecteur optique, hors de question de revenir à la cartouche, la seule solution possible reste la dématérialisation des softs.
Cette solution radicale va pourtant être à la base de plusieurs points noirs, certains résolus, d’autres plus compliqués à gérer.
Le premier hic était le stockage des jeux, d’où une mémoire interne de 16Go permettant d’enregistrer pas mal de titres, des applications (à l’image de l’app store d’Apple) ainsi que de la vidéo et de la musique. Mon petit doigt me dit que cette mémoire va rapidement saturer non ?
Le second problème se pose pour les possesseurs d’un ancien modèle de PSP qui veulent la Go sans se débarrasser de leurs jeux au format UMD…SONY offre trois jeux à ces gens à conditions qu’ils soient des jeux de la marque, donc pas de FIFA, PES, NFS, Call of etc..
Ensuite vient le problème de merchandising, puisque les enseignes, même si elles distribueront la bête, ne la soutiendront pas. Pourquoi ? Justement à cause de cette absence de titre à vendre à côté. SONY se veut rassurant et insiste sur la cohabitation de la PSP GO et de sa sœur la 3000, seulement rien n’assure qu’ils maintiendront cette politique longtemps, puisque l’édition de jeux via leur propre réseaux s’avérera au final bien plus rentable que de passer par des magasins spécialisés. Le commerçant, quelque soit sa décision, se tire donc une balle dans le pied. S’il vend la console il perdra de l’argent (une console de jeux ne générant qu’une marge infime), s’il ne la vend pas son image en pâtira lourdement et le client changera de crémerie.
Enfin il existe un quatrième problème. Si je suis fan de cette console, que je la veuille à tous prix, mais que je ne dispose pas d’accès internet chez moi, comment vais-je faire pour télécharger mes jeux ?
What’s Going on ?
Bref, beaucoup de questions se posent quant-à l’avenir de cette console. Certes elle a ses atouts, plus petite, écran coulissant, plus légère et moins gourmande en énergie et dotée d’un processeur boosté par rapport à ses sœurs (bien que l’on ne sache pas encore le pourquoi de ce gain de puissance), et une myriade de petits jeux qui circuleront à 1, 2 ou 5 euros comme pour l’Iphone.
Cependant il reste un inconvénient certain : son prix, fixé à 249€, pour 169€ en version 3000, que SONY explique en voulant faire de sa console une concurrente à l’Ipod Touch, expliquant ainsi qu’elle embarque des technologies couteuses qui expliquent son prix et patati et patata… Pourtant la PSP ne dispose ni d’écran tactile, ni d’accéléromètre, ce qui laisse dubitatif.
Gare au Gorille…(ouais elle est facile celle-là)
Ne prendrait-on pas les clients pour des pigeons ? Surtout que le constructeur est en général le plus vif de tous pour revoir ses tarifs à la baisse, ce qui incite à attendre sagement que cet engin soit venu moins cher. Alors avec un tel tarif, et un manque d’innovations, les clients auront tôt fait de se retourner vers la PSP 3000, sauf s’il s’agit d’un mordu de nouvelles technologies, d’un fan inconditionnel (qui a dit aveugle ?) de SONY, ou d’un pirate… Car de telles capacités de stockage vont vite attirer les plus mal intentionnés.
Mon conseil vaut ce qu’il vaut, mais je pense qu’il est plus prudent de se montrer patient. A bon entendeur.
Put...! ça trou l'cul!