Section 8 - test express.

Section ! En avant, marche !
Une curiosité, voilà ce qui m’a prit d’essayer ce jeu venu de nulle part, sans pub, sans annonce, sans mise en avant. Il y a bien une raison, évidemment, et elle n’est pas vraiment glorieuse. Section 8 avait des atouts de charme, un design sympa avec des armures très bien réalisées, des cartes ouvertes, un multi à 32 joueurs et surtout cette fameuse utilisation d’un jet pack…largement sous exploité, ainsi que d'une course rapide qui devient vite lassante. Le trailer que vous verrez plus bas montre clairement ce qu'aurait pu être le jeu, ce à côté de quoi nous passons. pauvre de nous!
Où tu iras j’irai…
Chaque mission commence de la même manière : catapulté d’un vaisseau en orbite vous voilà en train de foncer droit sur la terre à une vitesse folle et bien rendue, puis vous enclenchez les aérofreins et déplacez vaguement votre boîte de conserve sur pattes. Si le principe de base est sympathique, il est regrettable de ne pas pouvoir jouer sur la zone d’atterrissage, car si vous vous en écartez trop il faudra recommencer, l’ordinateur de bord n’aime pas qu’on prenne trop d’indépendance. C’est une fois au sol que ça se gatte vraiment, le héros est lourd, lent, ce qui le pénalise énormément pendant les gunfights, surtout face à une IA impitoyable. Le jet pack permet quant-à lui de faire des sauts d’une quinzaine de mètres et d’échapper – ou pas – à la mort. De la même manière les touches sont mal pensées et la prise en main est tout sauf intuitive, avec des véhicules impossibles à piloter.
Ajoutez à cela un moteur graphique assez pauvre, aux décors ultra répétitifs, une histoire qui peine à captiver, des héros sans personnalité, et quelques bugs étranges, comme celui où l’on se bat contre une sorte de boss de fin de niveau, on se fait tuer mais ce n’est pas grave car l’histoire continue sans nous demander notre avis, faisant comme si on était sorti victorieux du conflit…Très étrange et frustrant.
Le tout en anglais sous-titré dans un coin de l’écran, donc difficile à suivre à moins de bien comprendre la langue de Shakespeare.
C’est mieux à plusieurs.
Pas d’annonce tonitruante, un prix accessible, Section 8 est en réalité un jeu pensé pour le multi en réseau, mais là encore tout n’est pas parfait, les serveurs sont pauvres en joueurs – américains – et on se fait laminer à tout va même par les membres de son propre camps, est-ce une rage anti-frenchie qui s’est emparée de mes compagnons de devoir ? Je ne sais pas et je n’ai pas vraiment envie de le savoir pour être honnête.
Voilà donc pour ce test express d’un jeu qui s’oubliera très vite malgré quelques qualités exploitées à la va-vite.
Je n’ai qu’un mot à dire : Dommage, ne reste que le design des armures qui sauve – un peu – le titre.
5/10
Pour son manque d’originalité et sa lourdeur.