C'est quand même mieux que Twilight...

Publié le par Yann


 

« Raziel, tu es valheureux », ce nom…Cette voix sourde et vibrante qui émerge des ténèbres, c’est celle de l’Ancien qui vous soustrait de l’Abîme des Morts où vous êtes plongé depuis un millénaire. Mille années de souffrances, de tourments, et d’écorchement pour ne laisser que cette silhouette squelettique, famélique, avide d’une vengeance aveugle.

 

Dans quelle étagère ?

 

Vous êtes ce qu’il reste d’un vampire qui, un millénaire plus tôt, faisait partie du clan de Kain, le maître de Nosgoth, celui-là même qui décida de faire sombrer le royaume dans le chaos plutôt que de le mener à sa rédemption. Vous et vos frères étiez des lieutenants fidèles et dévoués, subissant des mutations qui vous conféraient de nouveaux pouvoirs. Mais la règle était stricte : d’abord Kain, ensuite vous. Alors lorsque vous vous êtes présenté à lui, arborant de magnifiques ailes, vous avez essuyé sa fureur et sa jalousie, il a brisé ce nouvel appendice et vous a plongé dans l’Abîme des Morts pour une chute sans fond et un tourment éternel.

Alors lorsque l’Ancien, cette entité inconnue, vous sauve et vous offre la chance de vaincre celui qui vous a fait ça, l’occasion est trop belle et vous la saisissez, devenant un mangeur d’âme. Car vous n’êtes plus un vampire, plus un homme, mais une créature assoiffée de l’âme des morts, vous avez le don de passer du monde matériel à la sphère spectrale, ce qui vous confère l’immortalité.

Le temps est venu de tuer vos anciens frères et votre maître.

 

Quelle histoire !

 

Ainsi commence Soul Reaver premier du nom. Vous y incarnez donc Raziel et partez en croisade contre les légions de vampires et d’humains. Si au début le personnage incarné semble faible, une première confrontation avec Kain lui offrira l’occasion de mettre la main (enfin ce qu’il en reste) sur la clé du jeu, la Soul Reaver, la mangeuse d’âmes, encore plus assoiffée que l’ancien vampire. On déambule dans le monde ravagé de Nosgoth servi par un moteur 3D à couper le souffle qui fait pâlir Lara Croft, seule concurrente dans le domaine du jeu d’aventure/action à cette époque. On décapite, on démembre, on empale, on jette dans le feu, c’est ce qui fait l’une des forces du jeu, on se sert des éléments du décor – ou des armes des ennemis – pour tuer son adversaire.

Schématiquement le jeu n’est pas révolutionnaire et sa progression peut sembler basique : un endroit du monde = un boss de fin de niveau = un nouveau pouvoir à débloquer, un glyphe qui permet d’aller dans l’eau, de s’accrocher au mur, de jeter des boules de feu et bien d’autres choses encore. Mais pour l’époque c’est nouveau, cette sensation d’évoluer dans un vaste monde libre (bien que fermé par d’invisibles murs) est extraordinaire.

Le scénario promet déjà de longues heures de rebondissements palpitants et de frustrations certaines, il est bien construit et s’ancre dans une mythologie préétablie par Blood Omen sorti sur PC 2 ans auparavant. Tout ça n’augure que du bon !

 

Moi fort, moi taper !

 

Oui, Raziel aime se battre, aime tuer. Mais ne vous y fiez pas, il a aussi un cerveau et va devoir l’utiliser bon nombre de fois. Une pièce est fermée par de lourdes grilles de fer ? Qu’à cela ne tienne, notre héros va passer dans le monde spectrale via un très belle effet de morphing qui modifie la configuration du terrain en temps réel et là, soit les barreaux se seront écarté, soit Raziel utilisera son pouvoir de passer au travers pour parvenir de l’autre côté, revenir dans le monde matériel et reprendre le cours de son aventure. Et ce n’est qu’une infime possibilité, on peut également déplacer des blocs pour enclencher des mécanismes, faire fonctionner tel symbole avec tel pouvoir etc.…

Si Soul Reaver nous hante, nous possède de bout en bout, il est également l’objet d’une frustration sans précédent dans l’histoire du jeu vidéo, chaque boss du jeu (une évolution souvent dégénérée de vos anciens frères d’arme) amène inexorablement vers Kain, la clé de cette complexe histoire, et le combat de fin se termine par sa fuite dans le temps, suivit d’un terrible…. A suivre !

Du jamais vu !

 

Putain 2 ans !

 

Deux années d’attente avant de pouvoir goûter à la joie d’un Soul Reaver 2 sur Playstation 2 cette fois. Nouveau moteur graphique, nouvelle claque, et enfin quelques réponses à nos interrogations. Mais pas à toutes. Raziel a fait un bond de 500 ans dans le passé, ce qui va lui permettre de rencontrer de nouveaux personnages, dont l’un – Janos Audron le premier Vampire – qui lui fournira la Soul Reaver spectrale qui sera à jamais liée à son bras comme une extension de lui-même.

L’histoire devient plus riche, plus profonde, on apprend que notre héros était un Séraphéen, un chasseur de vampires, avant d’être un vampire lui-même, profané dans son propre tombeau par Kain. Mais on découvre également que nous ne sommes que le pantin de l’Ancien qui tire les ficèle, et que même Kain n’est, au final, qu’une marionnette dont on use et abuse.

Ça peut paraître basique vu comme ça, mais Soul Reaver 2 n’est autre qu’une énorme amélioration du premier opus, et ce sur tous les plans, les mécaniques de jeux restent identiques, les niveaux deviennent plus vastes, les ennemis plus nombreux et plus coriaces, et l’histoire de plus en plus profonde. Inutile d’y jouer si on n’a pas fait le premier, ce serait de l’hérésie !

Prouesse technique s’il en est pour souligner le talent de Crystal Dynamics : aucune trace d’aliasing sur PS2, tout simplement incroyable ! En contrepartie la caméra est un peu plus capricieuse et le jeu a tendance à ralentir devant les décors les plus fournis, mais faisons fi de tout ça et ruons-nous sur ce chef d’œuvre éternel !

Croisons les doigts pour qu’Eidos, détenteur des droits, vienne un jour à nos faire un remake, comme c’est la grande mode du moment, parce que Tomb Raider ça va bien un moment hein !

 

Une grande Saga.

 

Pour terminer sachez que Soul Reaver s’inscrit dans une saga de plusieurs épisodes retraçant l’histoire de Nosgoth par le biais de Raziel, mais également de Kain. Les voici dans leur ordre de parution :

 

Blood Omen – 1997

Soul Reaver – 1999

Soul Reaver 2 – 2001

Blood Omen 2 – 2002

Legacy of Kain : Defiance – 2004

 

 

10/10

Pour le scenario, les personage et la realization magnifique.
Bienvenue au Panthéon.
Petit bonus:

 

on peut toujours rêver non?
Publicité

Publié dans bienvenue au Panthéon

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article