Heart of Darkness (avez-vous peur du noir?)

Publié le par Yann

Vous souvenez-vous d’Andy, ce petit garçon qui dormait en classe et qui avait peur du noir ? Sorti en 1998, Heart of Darkness retrace son histoire fantastique.

 



L’aventure, c’est l’aventure.

 

A la croisée des chemins entre Indiana Jones et E.T, HoD commence par une longue intro en images de synthèse nous présentant donc Andy, jeune rouquin un peu cancre mais pourtant génie créatif à l’imagination débordante, et son chien, Whiskey, qui est à la base de toute cette histoire. Allongé dans un parc sous un beau ciel bleu, le garçon est témoin d’une éclipse de soleil durant laquelle son chien est enlevé par des forces obscures. Sans réfléchir Andy partira à sa rescousse muni d’une pomme, d’un appareil photo, d’une passoire en guise de casque et d’un fusil un peu spécial. Pilotant un vaisseau fabriqué à partir de bric et de broc il évitera de justesse une étrange créature et perdra le contrôle de son engin qui finira par se coincer entre les deux parois d’un ravin. Ici commence l’aventure !

 

Le précurseur.

 

Techniquement le jeu est une petite merveille d’animation, le personnage se déplace avec une fluidité exemplaire et on ne se lasse pas de le faire courir d’un tableau à l’autre. Le jeu se présente de côté sur fond de décors en images de synthèses colorés et vivants et se découpe en tableau à la manière de Another World ou Oddworld : l’Odyssée d’Abe. Chaque tableau représente ainsi une épreuve qui varie du casse-tête à l’agilité en passant par des phases de tir au laser sur les créatures de l’ombre. Ainsi il n’est pas rare de devoir reprendre l’aventure au tableau précédent après une chute accidentelle ou après avoir été capturé par une horde trop nombreuse de monstres. Ceux-ci font d’ailleurs preuve d’imagination, car une fois les jambes coupées ils continueront de vous poursuivre d’un tableau à l’autre en rampant et en faisant des bruits de succion peu ragoûtants. Les phases de réflexions, bien que d’apparences banales (ici on parle de marcher sur des plateformes spéciales ou de pousser de gros rochers par exemple) se corsent au fil de l’aventure. Même si aucune n’est insurmontable certaines mettront vos neurones à contribution ! Côté réalisation le jeu tire tout son potentiel de ses ombres et lumières fantastiques (et oui, avant Splinter Cell !), faisant de chaque ombre un élément de gameplay important car n’oubliez pas : l’ombre est l’ennemie d’Andy. Et, en tant que précurseur on ne retrouve aucune indication à l’écran, ici le héros vit ou meurt, sans autre alternative.

 

En rose et noir.

 

Le background est riche de personnages magnifiques, outre Andy et son chien on retrouve un maître des Ténèbres très classique mais secondé par une créature qui, à elle seule, assume les ¾ de l’humour du jeu, car n’oublions pas que ce jeu se veut amusant. Cette créature toute rose vient trancher avec la noirceur des ténèbres qui envahissent l’écran au fur et à mesure de notre progression, et son petit zozotement laisse une emprunte inoubliable. Sans parler de cette étrange tribu que croisera Andy, friande de pommes et à l’allure très « Homerienne » (je parle du Simpson), surtout quand il leur vient de crier « la dalle ! la dalle ! la dalle ! » pour manger, c’est juste à se tordre de rire. Pour autant l’histoire demeure celle d’un enfant en proie à une peur du noir profonde et qui se réfugie dans son imagination (on peut comprendre que toute cette aventure ne soit que le fruit de son esprit prolifique) pour tenter de la vaincre définitivement. A vous de l’y aider.

 

Un cœur à prendre.

Beau, complexe est réalisé avec une rare finesse, Heart of Darkness connaîtra un beau succès dans la presse et restera comme l’un des meilleurs jeux de la PS1, et l’un des meilleurs jeux français tout court, car il s’agit de l’œuvre d’Eric Chahi (Another World dont il emprunte les mécaniques). Il est clair qu’il aurait largement mérité une suite, mais quand on connaît la masse de travail abattu par les équipes d’infogrames à l’époque, on comprend qu’ils aient voulu attendre et que, finalement, l’œuvre tombe dans l’oubli. Donc si vous avez encore une PS1 qui traine quelque part (ou une PS2), procurez-vous ce qui reste comme l’un des chefs-d’œuvre 2D de cette époque et un précurseur pour bon nombre de développeurs. Ce titre a sa place au Panthéon des meilleurs.

 



10/10.

Pour sa technique, sa fraîcheur et ses personnages décalés.

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Publié dans bienvenue au Panthéon

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Y
<br /> tu devais être sacrément fatigué pour oublier tant de lettres...<br /> <br /> <br />
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H
<br /> Moi je me rappel avoir regarde plusieurs fois a la suite l intro tellement je la trouvais geniale !<br /> Et ce fameux passa ou il faut pousser des oignons si je me trompe pas dans l Ray pour ensuite y grimper... Une sacrée prise de tete !<br /> <br /> <br />
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X
<br /> J'ai de bons souvenirs de ce titre, je l'ai eu sur PC. Je me rappel aussi l'avoir attendu très très longtemps, et avoir été très déçu de sa durée de vie, surtout après une si longue attente.<br /> <br /> Bref, je ne lui aurais pas donné un 10, mais un 8 ou un 9 à cause de sa durée de vie.<br /> <br /> Pour le reste, c'est un monument de la 2D, c'est certain.<br /> <br /> <br />
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